mardi 20 février 2018

Exploiter les irrégularités pour auditer la fonction conformité




Les sanctions pour tester l'efficacité des dispositifs

Pour toute prise de connaissance en matière d’audit, la nature des irrégularités régulièrement relevées par les autorités de contrôle est une donnée intéressante en complément de la cartographie des risques. En effet, les sanctions prononcées à l’encontre d’organisations illustrent des anomalies effectives comparativement à la gestion des risques qui est centrée sur des évènements incertains. Autrement dit, l’auditeur interne peut s’appuyer sur des éléments factuels pour orienter ses travaux. Il peut notamment apprécier l’efficacité des dispositifs en œuvre au sein de son organisation au regard des sanctions prononcées à l’égard d’autres entités. Mais pour cela, encore faut-il connaître les peines prononcées par les institutions compétentes. Le recueil de jurisprudence de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), disponible en consultation sur Internet[1] est à ce titre une base documentaire des plus fructueuses pour l’audit interne. Certes, cette publication ne concerne que le secteur bancaire. Mais sur bon nombre de sujets, les remarques émises dans le cadre de la supervision des banques sont tout à fait transposables à d’autres secteurs d’activité pour l’identification des risques potentiels.
 

Les manquements habituellement relevés par les autorités concernant la fonction conformité

 
Au-delà des aspects spécifiques et réglementaires, une mission d’audit peut être enrichie de tout retour d’expériences extrait de contrôles externes. Pour illustrer les avantages de pratiquer ainsi, les manquements habituellement relevés par l’ACPR concernant la fonction conformité sont un bon exemple de l’exploitation qui peut en être faite par l’audit interne. Les carences ainsi ordinairement identifiées sont les suivantes :
  • les procédures traitant des processus employés par le Département conformité sont inadaptées, obsolètes, voire inexistantes ;
  • les moyens humains affectés à la fonction conformité sont insuffisants pour traiter l’ensemble des tâches ;
  • la connaissance du client, point réglementaire essentiel pour les banques mais non moins pertinent pour tout autre secteur, est mal documentée ;
  • la vigilance du Département de la conformité fait défaut compte de traitement insuffisant des erreurs constatées au sein de la structure. Cette situation ne favorise pas l’identification si nécessaire d’irrégularité et donc de prendre les actions correctives en conséquence ;
  • les contrôles de conformité menés par les collaborateurs dédiés à cette tâche ne sont pas suffisamment formalisés.

Exploitation par l'audit interne des anomalies détectées concernant la fonction conformité

 
Sur base de ces cinq constats, l’auditeur interne peut intégrer dans son programme de mission relatif à la fonction de conformité les points d’audit suivants :
  • existe-t-il un corps procédural en lien avec la cartographie des risques de non-conformité ? Si oui, les procédures sont-elles accessibles par les personnes concernées, et régulièrement actualisées ?
  • les ressources humaines dédiées au contrôle de la conformité sont-elles suffisantes et disposent-elles de moyens adaptés au regard du champ réglementaire auquel est soumise l’organisation ?
  • les informations et données relatives à la clientèle sont-elles collectées et conservées pour servir la connaissance par l’entité de ses clients et ainsi lui permettre d’accroître sa performance commerciale ?
  • les incidents opérationnels sont-ils répertoriés et classés par nature, avec une catégorisation réservée à la conformité, pour que soient identifiées les anomalies susceptibles d’être des irrégularités ?
  • la fonction conformité dispose-t-elle d’un plan spécifique et révisé annuellement pour le pilotage des activités de contrôle et nécessitant leur formalisation ?

On apprend des irrégularités des autres

 
Les rapports d’activité et les publications des autorités de contrôle quelles qu’elles soient représentent une source d’informations intéressantes pour apprécier les implications en matière de conformité concernant une organisation. En plus des positions et des interprétations des pouvoirs publics sur des sujets réglementaires, l’auditeur interne a tout intérêt à connaître les sanctions prononcées par les institutions compétentes. Certes, on apprend de ses erreurs, mais aussi des irrégularités des autres. Considérant également que le risque ne se définit pas mieux qu’une fois réalisé, les sanctions prononcées par les autorités de contrôle sont autant de manifestation permettant d’en accroître la connaissance, donc d’être plus amène de déterminer les dispositifs de couverture adéquats.

la source : https://www.formation-audit-ecofi.com/2017/04/13/exploiter-les-irr%C3%A9gularit%C3%A9s-pour-auditer-la-fonction-conformit%C3%A9/

vendredi 18 novembre 2016

« Ma Tontine » troisième du Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient

Ouvert de mai à septembre, l’appel à candidatures du Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient a récolté 750 projets innovants. Le projet sénégalais « Ma Tontine », obtient le troisième prix.
Orange a annoncé le 16 novembre les lauréats du Prix Orange de l’Entrepreneur Social 2016 en Afrique et au Moyen-Orient lors de la cérémonie des AfricaCom Awards au Cap en Afrique du Sud. Ce Prix, dont la vocation est d’encourager les start-up mettant l’innovation au service du développement du continent africain, s’est étendu cette année au Moyen-Orient et s’est enrichi d’un Prix spécial Contenu Culturel.
L’objectif est de stimuler les initiatives des entrepreneurs plaçant les technologies au service des besoins des populations d’Afrique & du Moyen-Orient.
Ouvert de mai à septembre, l’appel à candidatures a récolté 750 projets innovants. Onze projets ont été présélectionnés et présentés sur le nouveau portail d’Orange dédié aux entrepreneurs d’Afrique et du Moyen-Orient, Entrepreneur Club (http://EntrepreneurClub.Orange.com/fr), puis les gagnants ont été élus par un jury composé de médias, investisseurs, institutions et experts d’Orange. Les trois lauréats recevront des bourses de 25 000, 15 000 et 10 000 euros et le lauréat du Prix spécial Contenu Culturel recevra 5 000 euros.
Par ailleurs, les finalistes du Prix et celui du Prix spécial Contenu Culturel bénéficieront d’un accompagnement privilégié par l’ONG Grow Movement (http://GrowMovement.org) ainsi que par des experts d’Orange pour une durée de 6 mois. Orange finance aussi le dépôt d’un brevet pour le premier Prix.

MA TONTINE

Le projet sénégalais « Ma Tontine » apporte une solution à la problématique de l’accès aux services financiers tels que les micro-crédits pour les plus démunis à travers l’automatisation d’un système d’épargne traditionnel entre pairs (collègues, voisins, amis) qui existe en Afrique depuis au moins un siècle : la Tontine.
L’innovation réside ainsi dans l’automatisation de cette méthode et l’incorporation d’un système d’évaluation des risques-clients pour faciliter l’octroi de micro-crédits et d’autres services financiers tels que la micro-assurance à aux membres de ces Tontines.

LES PROJETS RÉCOMPENSÉS

  • Premier prix : MedTrucks, Maroc (http://APO.af/i5uLvA) : accompagnement des acteurs de la santé dans le déploiement d’unités mobiles de soins au Maroc et dans les pays émergents.
  • Deuxième prix : Nanoé, Madagascar (http://APO.af/QH8zjD) : conception, expérimentation et diffusion d’un modèle d’électrification latérale pour les populations éloignées du réseau.
  • Troisième prix : Ma Tontine, Sénégal (http://APO.af/fFzaNc) : accès aux services financiers tels que les micro-crédits pour les plus démunis à travers l’automatisation d’un système d’épargne traditionnel entre pairs.
  • Quatrième prix (Prix spécial Contenu Culturel) : Bulles Magazine, Côte d’Ivoire (http://APO.af/E6lRgX) : magazine mensuel dédié au 6-10 ans promouvant la culture africaine.
  • Projet « Coup de Cœur » : FoodoGraphy (http://APO.af/DZ4yIe), Egypte : plateforme en ligne qui vise à mettre en lien des restaurants, hôtels et centres de conférences avec des organismes œuvrant en faveur des plus démunis afin de permettre à ces derniers de récupérer les surplus de nourriture.
la source 
http://www.au-senegal.com/ma-tontine-troisieme-du-prix-orange-de-l-entrepreneur-social-en-afrique-et-au-moyen-orient,13400.html

mardi 25 octobre 2016

L’abri limité face à une hausse de taux

Microfinance. Les investisseurs devraient veiller à la stabilité de ces placements. Et prendre plus de risque pour réduire les coûts du crédit selon CS.

Piotr Kaczor
Faiblement corrélés aux rendements des marchés financiers traditionnels, les fonds de microfinance sont appréciés comme stabilisateurs de portefeuille et ont continué à enregistrer des croissances enviables ces dernières années, recelant encore des opportunités durant la phase actuelle de taux...
http://www.agefi.com/quotidien-agefi/suisse/detail/edition/2016-10-25/article/microfinance-les-investisseurs-devraient-veiller-a-la-stabilite-de-ces-placements-et-prendre-plus-de-risque-pour-reduire-les-couts-du-credit-selon-cs-438741.html

mardi 11 octobre 2016

LES IMPAYES DANS SECTEUR DE MICROFINANCE


Les changements au sein du secteur ne sont pas limités aux IMF, aux régulateurs et à linfrastructure du marché. Un mystère persiste concernant un tournant séculaire dans la performance des prêts qui a semblé difficilement explicable.
Jusqu’en 2008, les taux de remboursement des prêts des principales IMF dépassaient régulièrement 99 %, tandis qu’ils se sont maintenus à 95-97 % durant les cinq dernières[1] années même pour les prêts à faible risque. Ceci malgré le fait que lexposition au risque du secteur soit manifestement moins grande : le recours au crédit croisé a été divisé par trois, les normes d'octroi sont plus exigeantes et les contrôles internes renforcés.
Il nexiste pas dexplication évidente à ce changement apparent, mais il ressort surtout que la relation entre les emprunteurs et les IMF ont changé fondamentalement. Pour une multitude de raisons dont une moindre crainte des autorités, un déclin du statut social des IMF, une conscience plus accrue de limpact réel du défaut de paiement un nombre plus élevé demprunteurs qu'auparavant se retrouvaient en situation de défaut de paiement. Cette évolution pourrait sembler inquiétante du point de vue du contexte de pré-crise,  mais elle devrait en fait être accueillie positivement : le marché marocain a mûri et les taux de remboursement ont maintenant convergé vers les moyennes mondiales[2]. Après tout, une opération durable de crédit doit tolérer un certain degré de défaillance des clients pauvres qui, pour des raisons qui leur échappent (maladie ou simple malchance), ne peuvent honorer leurs obligations de paiement.
Enfin pour comprendre la situation actuelle, il est important de replacer la crise de la micro finance marocaine dans son contexte. A ce jour, elle a souvent été admise au panthéon des crises de la micro finance Bosnie, Nicaragua, – qui ont eu ensemble le plus grand impact négatif sur la réputation du secteur. 
Mais est-il justifié dinclure le Maroc dans ce panthéon? Dune part, les IMF marocaines ont présenté beaucoup de caractéristiques communes aux autres crises, notamment une croissance très rapide, une compétition agressive et un déclin de la qualité des prêts, accompagnés dune gouvernance inefficace et de contrôles peu rigoureux... De plus, la crise marocaine sest définie par la crise dune institution ZAKOURA[3] sans laquelle la crise de la microfinance au Maroc semble étonnamment ordinaire.
Si les IMF marocaines ne se distinguent ni par leurs taux de remboursement actuels ni par leur expérience historique, elles le font par un autre facteur : elles sont toutes des ONG[4], non par choix mais par décret officiel, ce qui fait du Maroc un cas unique dans le monde. Les grandes ONG financières sont une espèce rare, même en microfinance. Pourtant le Maroc peut se vanter davoir 3 des 15 plus grandes ONG de microfinance au monde. Cest également le seul pays où ces grandes ONG dominent complètement le secteur de la microfinance.
Alors que les années difficiles de 2008-2009 semblent de plus en plus lointaines, la voie à suivre pour le secteur comporte encore de nombreuses questions. Les acteurs de la microfinance au Maroc IMF, investisseurs et régulateurs sont confrontés à des décisions difficiles alors que les enseignements qu’ils ont tirés de la crise vont être utiles au reste du monde, le principal bénéficiaire nest autre que le secteur marocain lui-même, qui va pouvoir appliquer ces leçons à son propre développement en cours.




[1] www.cm6-microfinance.ma
[2] Rapport IFC Sortie de la crise du secteur de la microfinance au Maroc : des interventions opportunes et efficaces 2014 p :05
[3] Rapport IFC Sortie de la crise du secteur de la microfinance au Maroc : des interventions opportunes et efficaces 2014 p :44
[4] La loi 18/97










samedi 22 février 2014

Est ce que la gestion des risques dans micro finance est un effet de mode ou bien une obligation

Une caractéristique principale du microcredit , et qui est à l'origine de l'exclusion bancaire de la population pauvre , réside dans les risques importants qui y sont associes et qui se rattache à la nature du client et sa solvabilité , ces risques sont nés de la nature agence qui relie la banque a l'emprunteur, d'où les institutions de microcredit , comme tous les intermédiaires financier sont soumises à différents types de risques qui prouvent être classés en quatre grandes catégories à savoir :
-Risque institutionnels.
-Risque opérationnels .
-Risque financiers.
-Risque externes.
Pendant une décennie au Maroc , le secteur de microcredit a connu de très beau jours, bénéficiant d'institutions très performants et soutenues par les autorités locales et des bailleurs de fonds, pourtant , en décembre 2009 , les risques de non paiement à grimpe vers 14% , face à cette situation , et hausse du taux de risque , la banque centrale , les fournisseurs , les AMC ... Se sont mobilisés pour rétablir la situation .

En 2007 , la banque centrale a commencé rapidement dans plusieurs chantier en la matière de gestion des risques , des missions de supervision et a augmenté la fréquence de ses rencontres avec les AMC , de plus les institutions ont mise en place un outil en ligne ( centrale de risque , et crédit bureau ) pour la partage des donnes, pour éviter endettement croise des clients .

L'objectif été de promouvoir la culture et la fonction RiSK management au Maroc dans le secteur de Microcredit.
La 1er opération été marqué par le projet open Space, dans le but est de mettre en place un modem type de gestion des risques, Concrètement le projet vise à mettre en place un certain nombre d'outils qui serviront de support à l'élaboration d'une méthodologie de réduction des risques et d'amélioration de la diversification par la standardisation des outils de l'évaluation et de gestion , pour ne pas limiter aux risques financiers, mais couvrant également les risques opérationnels et stratégiques.
Au niveau de la réglementation , la banque centrale a publié une directive 1-G-2009 édicte un certain nombre des règles devant être respectées par les AMC et qui on trait ou rôle des organes d'administration et de direction , cette directive issue des recommandations émises par le comité de BÂLE II en la matière, s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du deuxième pilier mise en place  d'un système du contrôle interne permettant l'évaluation et la maîtrise des principaux risques.

On conclue que la gestion des risques au Maroc dans le secteur du microcredit est devenue une nécessité et non pas une mode, vu les recommandations des investisseurs , les bailleurs des fonds est une obligation à travers les réglementations dictées par les autorités de tutelles à savoir la banque centrale ( projet de loi vote et valide le 20 février 2014 autorise BAM d'être l'autorité de contrôle du secteur )

Si les AMC actuels envisagent la transformation vers des sociétés de micro finance , ils doivent instaurer un système et fonction de RiSK management performant et répondant aux ambitions du secteur, toute fois , par l'innovation des outils ( cartographie des risques) , la création des directions de gestion globale des risques, des services et des supervisions de contrôle permanent , et contrôle interne ..... A suivre 

jeudi 30 janvier 2014

Comprendre les enjeux du microcrédit dans le contexte économique actuel

Le microcrédit n'est pas uniquement réservé aux pays du Sud, dans le contexte économique actuel il se développe également en France.

Le microcrédit peut se définir par des prêts de faible montant destinés à des personnes à bas revenus, généralement exclues des banques parce que leur solvabilité est considérée comme insuffisante et/ou parce que les coûts de gestion de tels prêts sont jugés trop élevés [1].
Le microcrédit est apparu en France en 1989 avec la création de l’Adie, acteur qui reste aujourd’hui incontournable. Une des principales missions de l’Adie est de financer les micro-entrepreneurs qui n’ont pas accès au crédit bancaire et plus particulièrement les chômeurs et les allocataires des minima sociaux. Cette association fournit plus de 10 000 microcrédits par an à des créateurs pauvres de micro-entreprises.

  • Mais, quels sont les enjeux du microcrédit dans le contexte actuel ?
  • Le microcrédit est-il un outil pour lutter contre le chômage ?
  • Qu’en est-il de la pérennité des entreprises financées par l’Adie ?

Le microcrédit : un outil pour lutter contre le chômage ?

D’après les dernières prévisions de  l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) le taux de chômage pourrait atteindre environ 11% de la population active en 2014. Il s’agirait d’un niveau jamais atteint depuis le pic de 10,8 % au premier semestre 1997. Encore une fois,  ce sont les jeunes et les seniors, qui sont les plus touchés. Face à la montée du chômage et de la pauvreté, le microcrédit apparait de plus en plus comme un outil d’innovation sociale pour lutter contre l’exclusion sociale et financière. La situation provoque l’émergence de logiques entrepreneuriales comme alternative au chômage et à la précarité qui en découle : créer une entreprise, c’est d’abord créer son emploi.
Environ 92 % des entreprises en Europe sont des micro-entreprises (entre 1 et 9 personnes employées), elles représentent 21,8 % de la valeur ajoutée totale et 29 % de l'emploi total [2].
Ces chiffres sont appelés à augmenter suite à l'augmentation du secteur des services et du développement des nouvelles technologies. Beaucoup d’entre elles n'ont pas accès au crédit, quand celui-ci est proposé par le secteur financier « classique », soit parce qu’il est trop coûteux pour la micro-entreprise, soit parce que l'activité est jugée trop risquée par l'organisme de prêt.
C’est dans ce contexte, où coexistent chômage et exclusion financière, que l’offre de microcrédit se justifie en Europe. À la différence du Sud, où le microcrédit est un outil de lutte contre la pauvreté, en Europe, il est conçu comme un instrument pour combattre le chômage et l’exclusion sociale.

L’Adie : un tremplin efficace vers l’insertion des micro-entrepreneurs

En dépit d’un contexte de crise, 68 % des entreprises créées grâce au soutien de l’Adie sont pérennes après deux ans. Ces taux se révèlent très proches de la moyenne nationale des entreprises individuelles, voire strictement équivalent pour ce qui concerne la survie au bout de 3 ans d’existence. La pérennité des activités créées par les micro-entrepreneurs clients de l’Adie est donc comparable à celle de la moyenne des nouvelles entreprises.
Contrairement à une idée encore trop répandue, les créateurs issus du chômage et des minima sociaux, avec un faible niveau de formation (26 % des clients de l’Adie n’ont aucun diplôme, 7 % sont illettrés) réussissent aussi bien que les autres, pour peu qu’ils bénéficient d’un soutien adapté.
Dans un contexte européen de hausse du chômage en particulier chez les jeunes et face à la pauvreté, la création de micro-entreprises apparait comme une solution et un correctif aux imperfections du marché du travail.
Sur fond de flambée du chômage, la France entend développer le microcrédit, considéré comme un levier pour la création d’entreprise et la réinsertion, en associant davantage les banques et les particuliers à son financement.

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[1] Maria Nowak (2006)
[2] Source : Eurostat (2011)
[3] http://www.journaldunet.com/management/expert/56279/comprendre-les-enjeux-du-microcredit-dans-le-contexte-economique-actuel.shtml